La vie agricole villepintoise
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Pendant des siècles, l’agriculture a façonné le paysage et l’identité de Villepinte. À la veille de la Révolution française, Villepinte est un village essentiellement agricole. En savoir plus Parmi elles, la ferme du Marais est remarquable par son ancien haras, témoin de l’élevage des chevaux indispensables aux travaux agricoles. Les fermes d’Henri BATAILLE, d’Albert DAUVERGNE, de Marcel PAPILLON (reprise par la famille GODIER) et d’Achille TAVEAU (puis DEJAIFFE) constituent alors les principaux pôles de cette activité agricole. Précédent Suivant Villepinte, terre de laboureurs au XVIIIème siècle Les grandes exploitations fermières du XIXème au XXème siècle À la fin du XIXème siècle, l’agriculture domine largement l’économie locale. Cinq corps de ferme rappellent cette activité qui occupait l’essentiel du territoire communal.
Au XIXème siècle, Villepinte participe pleinement à l’approvisionnement de Paris. En savoir plus Les troupeaux de moutons, majoritairement de race Mérinos, sont engraissés durant l’hiver avant d’être vendus au marché de la Villette au printemps. La production de paille constitue également une activité florissante. Précédent Suivant Ces chiffres illustrent l’importance de l’activité agricole qui a longtemps façonné les paysages et contribué à nourrir la capitale. En 1899, les exploitations de Villepinte comptent une centaine de chevaux, une vingtaine de vaches laitières, près de 1 600 moutons et environ 2 500 volailles. Villepinte, terre de laboureurs au XVIIIème siècle Villepinte, l'un des Greniers
de Paris
La ferme du Marais Connue aujourd’hui sous le nom de son dernier propriétaire, la ferme BATAILLE portait autrefois le nom de ferme du Marais. En savoir plus Dans la cour se trouvait une pompe à bras, alimentée par l’une des nombreuses nappes phréatiques peu profondes du sous-sol villepintois. Avec ses 250 hectares de terres cultivables, la ferme BATAILLE constitue la plus vaste exploitation agricole de Villepinte. Précédent SUIVANT Au début du XXème siècle, Villepinte compte encore une centaine de chevaux utilisés pour les travaux agricoles. La ferme était principalement consacrée à l’élevage des chevaux. Son vaste haras rappelle le rôle de la traction animale avant la mécanisation. Deux siècles d’histoire La ferme du Marais Le cadastre napoléonien de 1824 permet de retracer l’histoire des bâtiments de la ferme et des familles qui se sont succédées. Elle est dans un premier temps la propriété des héritiers DEFONDAL. En savoir plus À travers cette succession de propriétaires et les mutations du territoire, la ferme BATAILLE illustre le passage d’un village agricole à une ville en pleine expansion. Précédent Suivant Les propriétaires de la ferme : deux siècles d’histoire En 1913, Pierre Henri BATAILLE en devient propriétaire. Il possède de très nombreuses terres et constitue l’une des plus importantes propriétés foncières de Villepinte. Deux siècles d’histoire La ferme du Marais Le recensement de la population de 1926 révèle l’importance de la ferme BATAILLE dans l’économie du village. Pierre Henri BATAILLE et son épouse y vivent avec deux domestiques et un commis de culture. En savoir plus Ce recensement témoigne également de la diversité des origines de ses salariés. Six sont venus d’Europe de l’Est (Pologne et ancienne Tchécoslovaquie), un de Belgique et un de Suisse. L’histoire de la ferme BATAILLE rappelle ainsi que l’agriculture villepintoise s’est aussi construite grâce à l’apport de ces femmes et de ces hommes venus d’ailleurs. Précédent Suivant Deux siècles d’histoire Une exploitation au cœur de la vie locale Au total, la ferme emploie quinze personnes et fait vivre trente-neuf habitants de Villepinte. Elle constitue alors un véritable pôle économique et social pour la commune. La ferme du Marais Originaire de la Seine-et-Marne et de l’Aisne, Pierre Henri BATAILLE est issu d’une longue lignée de fermiers, cultivateurs et grands propriétaires terriens. En savoir plus Cette influence se retrouve également à Villepinte. À son tour, Pierre Henri BATAILLE s’engage dans la vie publique et devient Maire de Villepinte de 1919 à 1926, poursuivant une tradition familiale où l’activité agricole et les responsabilités municipales sont étroitement liées. Précédent Suivant Deux siècles d'histoires La famille BATAILLE : Cultivateurs, propriétaires terriens et notables Dans les campagnes, ces familles occupent une place importante : leur aisance financière leur permet souvent d’exercer des responsabilités publiques. La ferme Taveau Pendant plus d’un siècle, la ferme TAVEAU a compté parmi les quatre plus importantes exploitations agricoles de Villepinte. Aujourd’hui disparue, elle s’étendait autrefois sur près de 230 hectares. En savoir plus Si les archives n’ont pas permis de retrouver l’acte d’acquisition par la famille TAVEAU, tout porte à croire que celle-ci exploitait les terres sans en être propriétaire. Cette situation relevait du fermage, un mode d’exploitation agricole très répandu, dans lequel un propriétaire confie la culture de ses terres à un fermier en échange d’un bail rural. Précédent Suivant Le cadastre napoléonien de 1824 dessine déjà les contours de cette exploitation, alors propriété du Comte DUMAS. Si les bâtiments ont disparu, quelques traces subsistent encore au Vieux-Pays, à proximité de l’EHPAD Pétronille, construit sur son ancien emplacement. Une des plus vastes exploitations de Villepinte La ferme Taveau La famille TAVEAU appartient à une longue lignée de laboureurs, cultivateurs et propriétaires terriens, dont les origines remontent au XVIème siècle. En savoir plus À travers son histoire, la ferme TAVEAU illustre le rôle essentiel qu’ont joué les grandes exploitations agricoles dans le développement de Villepinte. Précédent Suivant Une des plus vastes exploitations de Villepinte Une famille profondément enracinée dans le monde agricole À la tête de la ferme se trouve Antoine Achille TAVEAU (1834-1917), né à Roissy-en-France au sein d’une famille de dix-sept enfants. La ferme Dejaiffe Au début des années 1920, la ferme TAVEAU change de mains. Elle est reprise par Léon DEJAIFFE, un agriculteur d’origine belge, qui poursuit l’exploitation de cette vaste propriété et lui donne son nom. En savoir plus Léon DEJAIFFE accompagne la modernisation de l’agriculture. En 1930, il devient le premier exploitant de Villepinte à acquérir une moissonneuse batteuse, symbole d’une mécanisation qui transforme progressivement les pratiques agricoles et le travail des champs. Précédent Suivant Une nouvelle génération d'exploitant Une nouvelle génération d’exploitant Le recensement de la population de 1926 le mentionne comme propriétaire de la ferme. Avec leurs familles, les employés représentent près de 70 habitants de Villepinte. La ferme Dejaiffe Né en 1890 à Gosselies, en Belgique, Léon DEJAIFFE arrive à Villepinte pendant la Première Guerre mondiale avec son épouse, Juliette. Le couple s’installe durablement dans la commune, où naissent leurs deux filles, Monique et Valentine. En savoir plus Cette implantation est durable : le 9 juin 1938, Léon DEJAIFFE et des membres de sa famille obtiennent la nationalité française. Précédent Suivant Une nouvelle génération d'exploitant Une famille venue de Belgique Ils vivent également avec le frère de Léon, Sylvain DEJAIFFE, et sa famille. Les DEJAIFFE exploitent par ailleurs une autre ferme à Aulnay-sous-Bois. De la ferme Masson
aux fermes Dauvergne
et Godier
Au XIXème siècle, cette propriété constitue l’une des grandes fermes de Villepinte. Elle appartient à la famille MASSON, solidement implantée dans le village depuis le XVIIIème siècle. En savoir plus À partir des années 1920, la ferme Georges PAPILLON est reprise par Albert DAUVERGNE. La seconde exploitation demeure dans la famille PAPILLON avant d’être transmise à leur gendre Jean GODIER. Ainsi naissent deux fermes voisines, connues aujourd’hui sous les noms de ferme DAUVERGNE et ferme GODIER, toutes deux issues d’un même domaine agricole. Précédent Suivant L'histoire d'une exploitation divisée La partie gauche est reprise par Georges Léon PAPILLON, tandis que la partie droite revient à son frère Marcel PAPILLON. Au tournant du XXème siècle, la propriété est progressivement partagée. Cette division donne naissance à deux exploitations distinctes.
De la ferme Masson
aux fermes Dauvergne
et Godier
Arrivé à Villepinte au début des années 1920, Albert DAUVERGNE reprend l’exploitation agricole située au 55 traverse du Village. En savoir plus Albert DAUVERGNE est l’une des grandes figures politique de Villepinte. Elu Maire une première fois de 1925 à 1932, il retrouve cette fonction en 1941, avant d’être régulièrement réélu jusqu’à sa démission en 1967, soit près de vingt-six années passées à la tête de la commune. Précédent Suivant L'histoire d'une exploitation divisée La ferme DAUVERGNE : une exploitation familiale au cœur du village Avec 180 hectares cultivés, la ferme Dauvergne est la plus modeste des grandes exploitations villepintoises. Elle n’en demeure pas moins un acteur économique important.
De la ferme Masson
aux fermes Dauvergne
et Godier
Issue de l’ancienne ferme MASSON, puis transmise aux familles PAPILLON et GODIER, la ferme est aujourd’hui le dernier grand ensemble encore visible à Villepinte. En savoir plus Comme l’ensemble des exploitations villepintoises, elle participe pleinement au développement économique de Villepinte, longtemps façonné par les grandes cultures céréalières.
Précédent Suivant L'histoire d'une exploitation divisée La ferme GODIER, dernier témoin du patrimoine agricole villepintois Pendant près de deux siècles, elle accompagne toutes les mutations de l’agriculture locale.
À partir des années 1970, l’urbanisation bouleverse cet équilibre. Les terres agricoles disparaissent, les bâtiments sont vendus ou démolis, tandis que certaines dépendances changent d’usage. En savoir plus Longtemps, les fermes de Villepinte ont semblé appartenir au paysage quotidien. Les bâtiments agricoles racontent eux aussi l’histoire d’un territoire. Aujourd’hui, la ferme GODIER est le dernier témoin de cette mémoire rurale. Sa préservation représente un enjeu pour transmettre aux générations futures l’histoire agricole, avant que ce patrimoine ordinaire ne devienne définitivement invisible. Précédent Suivant L'histoire d'une exploitation divisée Sa cour, ses bâtiments et son implantation au cœur du Vieux-Pays racontent encore l’organisation des grandes fermes briardes qui ont structuré le paysage pendant des siècles. Pourtant derrière ces murs se cache l’un des derniers témoins d’une ville rurale. De la ferme Masson
aux fermes Dauvergne
et Godier
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