Mai, 2026
Le choix de s'implanter sur Villepinte, Sevran, Livry-Gargan et Vaujours est stratégique : le lieu est proche du chemin de fer de la gare de Sevran-Livry, qui relie rapidement le territoire aux régions productrices de matières premières ; du grand axe routier de la RN3 qui rejoint Paris et du Canal de l'Ourcq. L'absence de population dense et les terrains disponibles dans l'ancienne forêt de Bondy sont également des atouts majeurs.
Dans les années 1880, le site devient la poudrerie-pilote du Service des Poudres et Salpêtres, pionnière dans la recherche et production de nouvelles poudres telles que la poudre blanche sans fumée inventée par l'ingénieur, Paul-Vieille.
De 1914 à 1918, l'effectif ouvrier s'accroît et la production augmente. L'année 1945 marque l'installation du laboratoie de Balistique avec la sortie de propulseurs à poudre pour roquettes et fusées.
En 1963, la manufacture voit peu à peu sa production diminuer. Alors que des promoteurs espéraient s'y implanter, l'assemblée départementale intervient en 1968 pour préserver les terrains de l'ex-poudrerie. La cessation définitive des activités se fait en 1973, 100 ans après son inauguration. En 1977, 90% des constructions sont démolies. Le site est alors transformé en un parc forestier de 137 hectares. Transformé en "poumon vert", le parc devient en 2006, une aire protégée du réseau Natura 2000.
En 2016, les inquiétudes, quant à son futur, refont surface. Propriété nationale, le parc de la Poudrerie était géré par le département via une convention, aucun engagement n'avait été pris par l'État pour maintenir son entretien dès 2017.
Les maires de Villepinte, Vaujours, Livry-Gargan, Sevran et Tremblay-en-France s'allient et signent un manifeste qui leur permettra d'obtenir une nouvelle convention. Le département et la région versent 450 000 € chacun pour les coûts de gestion annuelle ; l'État verse "une aide financière maximale de 2 millions d'euros" aux communes de Villepinte et Sevran pour les travaux de réhabilitation ; 50 000 € pour la dépollution de zones présentant des traces de plomb, mercure et arsenic, ainsi que 20 000 € pour " le retrait de fûts enfouis dans les jardins familiaux".
Le chantier démarre sur 30 hectares en 1868, mais est rapidement interrompu par la guerre franco-prussienne de 1870 avant d'être repris en 1873. Cette même année, la superficie du site est doublée grâce à l'acquisition de nouveaux terrains forestiers à Villepinte. En 1883, cette dernière est de nouveau doublée avec l'ajout d'un champ de tir, des terrains d'essai pour la marine et un laboratoire d'étude.