Octobre, 2025
En 1914, le conflit a bouleversé 41 millions de Français. Pourtant, tous les territoires n'ont pas été frappés avec la même intensité. La ville a été relativement préservée des destructions directs du conflit.
La défense de Paris se poursuit tout au long du conflit. En 1914, pour protéger Paris des bombardements aériens, trois "faux Paris" sont construits. Un de ces leurres, situé près de Villepinte, reproduit la gare de l'Est à l'identique : bâtiments, voies de départ, trains, les amorces de voies et de signaux et une usine. Ces installations, achevées trop tard, n'auront jamais servi, le dernier raid allemand ayant eu lieu en septembre 1918.
Pendant que les combats font rage sur le front, la vie continue à l'arrière. À Villepinte, les besoins agricoles prennent rapidement le dessus. Pour faire face au manque de main d'œuvre, les six grandes fermes de la Ville font appel à de nombreux ouvriers agricoles Belges, venus prêter main-forte le temps du conflit.
Villepinte a aussi joué un rôle important dans le soin des soldats victimes de gaz de combat. le Château de Picpus, transformé sur ordre du Ministère de la Grande Guerre en hôpital militaire temporaire, accueillait ces blessés. Ce bâtiment initialement face à l'établissement Sainte-Marie, rue Henri Barbusse a disparu en 1981. Son souvenir perdure toutefois à travers ces 63 soldats Français, Belges et anonymes, enterrés dans le carré militaire du cimetière communal. Parmi les Villepintois tombés au combat, 12 ont leurs noms inscrits sur le monument aux morts de la Ville, érigé en 1921 et réalisé par André Michaud, marbrier à Aulnay-sous-Bois. Ces jeunes soldats avaient entre 20 et 30 ans.